Montréal, invasion de territoire et coup de foudre pour Québec
Ce matin, j’avais programmé mon réveil à 7 heures. Malgré une excellente nuit de sommeil — la première depuis le début du voyage— au moment de me lever, j’étais épuisée.
Je suis descendue péniblement vers la salle du petit-déjeuner en traversant les dédales de couloirs de l’hôtel. Heureusement, la veille, j’avais repéré un panneau indiquant la direction de la salle en descendant un étage à pied.
À mon arrivée, surprise : la salle était presque vide. Aucun signe de mes compagnons habituels.
Pendant quelques secondes, je me suis demandée si je n’étais pas arrivée beaucoup trop tard et si tout le monde n’avait pas déjà terminé.
Le petit-déjeuner, en revanche, fut une excellente surprise.
Après plusieurs jours de motels et de buffets minimalistes, celui-ci ressemblait presque à un retour à la civilisation. Croissants, mini pains au chocolat, plusieurs sortes de jus de fruits, vaisselle en porcelaine, véritables couverts… L’ensemble dégageait une atmosphère autrement plus chaleureuse que les assiettes en carton et les fourchettes en bois auxquelles nous commencions malgré nous à nous habituer.
Je suis descendue péniblement vers la salle du petit-déjeuner en traversant les dédales de couloirs de l’hôtel. Heureusement, la veille, j’avais repéré un panneau indiquant la direction de la salle en descendant un étage à pied.
À mon arrivée, surprise : la salle était presque vide. Aucun signe de mes compagnons habituels.
Pendant quelques secondes, je me suis demandée si je n’étais pas arrivée beaucoup trop tard et si tout le monde n’avait pas déjà terminé.
Le petit-déjeuner, en revanche, fut une excellente surprise.
Après plusieurs jours de motels et de buffets minimalistes, celui-ci ressemblait presque à un retour à la civilisation. Croissants, mini pains au chocolat, plusieurs sortes de jus de fruits, vaisselle en porcelaine, véritables couverts… L’ensemble dégageait une atmosphère autrement plus chaleureuse que les assiettes en carton et les fourchettes en bois auxquelles nous commencions malgré nous à nous habituer.
Le seul point faible restait le café.
Je continue de ne pas comprendre ce paradoxe nord-américain : dans des villes où les cafés indépendants pullulent à chaque coin de rue, les hôtels persistent à servir un café filtre assez triste accompagné de petits pots de crème.
Une simple machine à expresso permettrait pourtant de proposer cappuccinos, latte macchiatto, Capuccino et autres boissons dignes de ce nom.
Ce mystère restera probablement irrésolu.
Quelques minutes plus tard, Patricia et Denis sont arrivés à leur tour.
C’est alors que nous avons compris la raison de cette étrange solitude : l’hôtel disposait en réalité de deux salles de petit-déjeuner et nos autres compagnons avaient simplement été orientés vers l’autre. Plus de croissants pour nous !
En redescendant avec ma valise vers l’autocar, Joe me croise alors qu’il retourne vers la réception.
À voix basse, comme s’il me confiait un secret d’État, il me glisse :
— Il y a pas mal de personnes âgées dans le nouveau groupe… mais je ne les choisis pas !
J’ai éclaté de rire.
Quelques minutes plus tard, en arrivant devant l’autocar, j’ai compris ce qu’il voulait dire.
Notre petit groupe de six voyageurs venait officiellement de disparaître. Nous étions désormais trente. J’ai ressenti une étrange nostalgie.
Pendant trois jours, nous avions formé une petite équipe soudée. Nous connaissions déjà les habitudes de chacun. Les places dans le bus. Les plaisanteries récurrentes. Les discussions.
Et soudain…
Une simple machine à expresso permettrait pourtant de proposer cappuccinos, latte macchiatto, Capuccino et autres boissons dignes de ce nom.
Ce mystère restera probablement irrésolu.
Quelques minutes plus tard, Patricia et Denis sont arrivés à leur tour.
C’est alors que nous avons compris la raison de cette étrange solitude : l’hôtel disposait en réalité de deux salles de petit-déjeuner et nos autres compagnons avaient simplement été orientés vers l’autre. Plus de croissants pour nous !
En redescendant avec ma valise vers l’autocar, Joe me croise alors qu’il retourne vers la réception.
À voix basse, comme s’il me confiait un secret d’État, il me glisse :
— Il y a pas mal de personnes âgées dans le nouveau groupe… mais je ne les choisis pas !
J’ai éclaté de rire.
Quelques minutes plus tard, en arrivant devant l’autocar, j’ai compris ce qu’il voulait dire.
Notre petit groupe de six voyageurs venait officiellement de disparaître. Nous étions désormais trente. J’ai ressenti une étrange nostalgie.
Pendant trois jours, nous avions formé une petite équipe soudée. Nous connaissions déjà les habitudes de chacun. Les places dans le bus. Les plaisanteries récurrentes. Les discussions.
Et soudain…
L’invasion.
L’être humain est un animal territorial. Et mon territoire venait brutalement de passer de six habitants à trente.
Certains nouveaux arrivants étaient discrets. D’autres semblaient incapables de parler sans rire très fort à leurs propres blagues. D’autres encore semblaient avoir pour mission personnelle de rappeler leur existence toutes les trois minutes.
L’adaptation allait demander un peu de temps.
Certains nouveaux arrivants étaient discrets. D’autres semblaient incapables de parler sans rire très fort à leurs propres blagues. D’autres encore semblaient avoir pour mission personnelle de rappeler leur existence toutes les trois minutes.
L’adaptation allait demander un peu de temps.
La visite de Montréal est assurée par une guide officielle de la ville.
Très bavarde, elle nous raconte autant l’histoire de Montréal que sa propre enfance.
Née d’une mère anglophone et d’un père francophone, elle nous explique que le Québec des années 1960 et 1970 protégeait déjà farouchement sa langue française. À l’époque, les anglicismes étaient beaucoup moins tolérés qu’aujourd’hui. Elle nous raconte également sa relation compliquée avec sa belle-mère qui considérait que ses enfants ne parlaient pas un français suffisamment correct.
Ses anecdotes sont intéressantes. Malheureusement, la visite de la ville elle-même me déçoit. Nous passons l’essentiel du temps dans l’autocar.
Cela me rappelle les albums photo de mes parents où l’on voit des monuments photographiés à travers une vitre avec un reflet de soleil en plein milieu du cliché.
Nous effectuons seulement quelques arrêts.
Un belvédère.
Un point de vue panoramique.
Et enfin une promenade dans le réseau souterrain du centre-ville.
Née d’une mère anglophone et d’un père francophone, elle nous explique que le Québec des années 1960 et 1970 protégeait déjà farouchement sa langue française. À l’époque, les anglicismes étaient beaucoup moins tolérés qu’aujourd’hui. Elle nous raconte également sa relation compliquée avec sa belle-mère qui considérait que ses enfants ne parlaient pas un français suffisamment correct.
Ses anecdotes sont intéressantes. Malheureusement, la visite de la ville elle-même me déçoit. Nous passons l’essentiel du temps dans l’autocar.
Cela me rappelle les albums photo de mes parents où l’on voit des monuments photographiés à travers une vitre avec un reflet de soleil en plein milieu du cliché.
Nous effectuons seulement quelques arrêts.
Un belvédère.
Un point de vue panoramique.
Et enfin une promenade dans le réseau souterrain du centre-ville.
Le Montréal souterrain
Sous le centre-ville s’étend un immense réseau piétonnier de plus de 30 kilomètres reliant centres commerciaux, immeubles de bureaux, stations de métro, hôtels et palais des congrès.
Durant les hivers québécois, où les températures peuvent descendre sous les -20°C, ce véritable monde parallèle permet de circuler à l’abri du froid.
La guide nous montre notamment les connexions entre le Palais des congrès, l’hôtel InterContinental et le Westin.
En surface, Montréal paraît parfois désordonnée.
Sous terre, tout semble parfaitement organisé.
L’un des éléments architecturaux qui attire le plus mon attention est sans doute la présence de ces célèbres escaliers extérieurs montréalais.
Ils serpentent sur les façades comme des œuvres d’art métalliques.
Durant les hivers québécois, où les températures peuvent descendre sous les -20°C, ce véritable monde parallèle permet de circuler à l’abri du froid.
La guide nous montre notamment les connexions entre le Palais des congrès, l’hôtel InterContinental et le Westin.
En surface, Montréal paraît parfois désordonnée.
Sous terre, tout semble parfaitement organisé.
L’un des éléments architecturaux qui attire le plus mon attention est sans doute la présence de ces célèbres escaliers extérieurs montréalais.
Ils serpentent sur les façades comme des œuvres d’art métalliques.
Les célèbres escaliers extérieurs de Montréal
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces bâtiments ne sont généralement pas des maisons individuelles mais des duplex ou triplex.
Chaque étage constitue un logement indépendant.
Les escaliers extérieurs permettent donc à chaque appartement d’avoir son propre accès sans perdre de place à l’intérieur du bâtiment.
Cette architecture s’est développée à la fin du XIXe siècle lorsque les terrains étaient étroits et coûteux.
En plaçant les escaliers à l’extérieur, on économisait de précieux mètres carrés habitables tout en réduisant les surfaces communes à chauffer durant l’hiver.
Aujourd’hui, ces escaliers sont devenus l’un des symboles visuels de Montréal.
J’ai essayé d’en photographier quelques-uns depuis le bus.
Le résultat risque malheureusement d’appartenir à la grande tradition familiale des photos prises à travers une vitre.
Chaque étage constitue un logement indépendant.
Les escaliers extérieurs permettent donc à chaque appartement d’avoir son propre accès sans perdre de place à l’intérieur du bâtiment.
Cette architecture s’est développée à la fin du XIXe siècle lorsque les terrains étaient étroits et coûteux.
En plaçant les escaliers à l’extérieur, on économisait de précieux mètres carrés habitables tout en réduisant les surfaces communes à chauffer durant l’hiver.
Aujourd’hui, ces escaliers sont devenus l’un des symboles visuels de Montréal.
J’ai essayé d’en photographier quelques-uns depuis le bus.
Le résultat risque malheureusement d’appartenir à la grande tradition familiale des photos prises à travers une vitre.
Nous bénéficions ensuite d’un quartier libre près de la cathédrale anglicane.
Cette fois, je reste avec le groupe.
Nous nous promenons principalement sur les grandes artères commerçantes avant de nous arrêter dans un Starbucks Coffee.
Enfin…
Dans un « Café Starbucks ».
Car ici, on ne plaisante pas avec la langue françaises.
Cette fois, je reste avec le groupe.
Nous nous promenons principalement sur les grandes artères commerçantes avant de nous arrêter dans un Starbucks Coffee.
Enfin…
Dans un « Café Starbucks ».
Car ici, on ne plaisante pas avec la langue françaises.
Le Québec et la protection du français
Depuis l’adoption de la Charte de la langue française en 1977, le Québec veille très attentivement à préserver l’usage du français dans l’espace public.
L’organisme chargé de cette mission est l’Office québécois de la langue française. Les Québécois le surnomment parfois avec humour « la police de la langue ».
Son rôle est notamment de s’assurer que les enseignes, menus et affichages commerciaux respectent la législation linguistique.
Cette volonté de protéger la langue s’inscrit dans un contexte historique particulier : le Québec a organisé deux référendums sur son indépendance, en 1980 puis en 1995. Le second a été perdu de justesse avec seulement 50,58 % des électeurs votant contre la séparation du Canada.
Je commande fièrement un iced caramel macchiatto.
Au moment de payer, je pose ma carte sur le terminal et j’entends le bip habituel.
Pourtant, le serveur m’annonce :
— Ça n’a pas passé.
Je repasse ma carte.
Refusée.
Écrite noir sur blanc.
Mon sang se glace immédiatement.
Je n’ai pas d’autres moyens de paiement car je n’ai que des euros en poche.
Ma carte est mon plan A, B et C.
Je commence déjà à imaginer une demi-pension sans autre repas ou alors financé par la vente de mes organes.
J'indique au serveur qu’il n’y aura pas de café… Le serveur, un peu désemparé également, m’annonce alors que la boisson est déjà en préparation et qu’il me l’offre.
Je repars donc avec un café gratuit…
Et une inquiétude persistante.
Après quelques recherches, il semble simplement que le terminal attendait une insertion de carte avec saisie du code PIN. Une explication beaucoup moins dramatique que celles que j’avais imaginées.
L’organisme chargé de cette mission est l’Office québécois de la langue française. Les Québécois le surnomment parfois avec humour « la police de la langue ».
Son rôle est notamment de s’assurer que les enseignes, menus et affichages commerciaux respectent la législation linguistique.
Cette volonté de protéger la langue s’inscrit dans un contexte historique particulier : le Québec a organisé deux référendums sur son indépendance, en 1980 puis en 1995. Le second a été perdu de justesse avec seulement 50,58 % des électeurs votant contre la séparation du Canada.
Je commande fièrement un iced caramel macchiatto.
Au moment de payer, je pose ma carte sur le terminal et j’entends le bip habituel.
Pourtant, le serveur m’annonce :
— Ça n’a pas passé.
Je repasse ma carte.
Refusée.
Écrite noir sur blanc.
Mon sang se glace immédiatement.
Je n’ai pas d’autres moyens de paiement car je n’ai que des euros en poche.
Ma carte est mon plan A, B et C.
Je commence déjà à imaginer une demi-pension sans autre repas ou alors financé par la vente de mes organes.
J'indique au serveur qu’il n’y aura pas de café… Le serveur, un peu désemparé également, m’annonce alors que la boisson est déjà en préparation et qu’il me l’offre.
Je repars donc avec un café gratuit…
Et une inquiétude persistante.
Après quelques recherches, il semble simplement que le terminal attendait une insertion de carte avec saisie du code PIN. Une explication beaucoup moins dramatique que celles que j’avais imaginées.
Pour le déjeuner inclus, nous rejoignons un petit restaurant sélectionné par l’organisateur.
Patricia et Denis partagent désormais totalement mon opinion sur les hôtels et les repas. Et ce déjeuner ne fera pas évoluer notre jugement.
Pas d’entrée.
Pas de choix.
Des spaghettis bolognaise arrivent directement devant nous.
Certes, la cuisson est parfaitement al dente. Mais il est difficile d’imaginer un plat plus banal…
Le serveur semble être également le plongeur, le gestionnaire, le responsable logistique et peut-être même le propriétaire.
Tout se déroule dans une agitation permanente.
Lorsqu’il apporte du pain, il agite le panier sous notre nez pour savoir immédiatement s’il peut l’emporter à une autre table «parce qu’ils ne veut pas gâcher ».
Puis il apporte le beurre.
La logique du service nous échappe quelque peu.
Arrive enfin le dessert.
Je reconnais immédiatement ces fameux gâteaux rectangulaires spongieux que j’ai déjà refusés plusieurs fois.
Cette fois, il est présenté comme un gâteau au sirop d’érable.
Par curiosité, j’y goûte.
Et à ma grande surprise, il est plutôt bon.
Je le termine entièrement.
Quelques minutes plus tard, Patricia vient me voir :
— Je t’ai vue le manger en entier. Je me suis dit qu’il devait être bon.
Elle est alors retournée chercher son assiette et a mangé le sien.
Patricia et Denis partagent désormais totalement mon opinion sur les hôtels et les repas. Et ce déjeuner ne fera pas évoluer notre jugement.
Pas d’entrée.
Pas de choix.
Des spaghettis bolognaise arrivent directement devant nous.
Certes, la cuisson est parfaitement al dente. Mais il est difficile d’imaginer un plat plus banal…
Le serveur semble être également le plongeur, le gestionnaire, le responsable logistique et peut-être même le propriétaire.
Tout se déroule dans une agitation permanente.
Lorsqu’il apporte du pain, il agite le panier sous notre nez pour savoir immédiatement s’il peut l’emporter à une autre table «parce qu’ils ne veut pas gâcher ».
Puis il apporte le beurre.
La logique du service nous échappe quelque peu.
Arrive enfin le dessert.
Je reconnais immédiatement ces fameux gâteaux rectangulaires spongieux que j’ai déjà refusés plusieurs fois.
Cette fois, il est présenté comme un gâteau au sirop d’érable.
Par curiosité, j’y goûte.
Et à ma grande surprise, il est plutôt bon.
Je le termine entièrement.
Quelques minutes plus tard, Patricia vient me voir :
— Je t’ai vue le manger en entier. Je me suis dit qu’il devait être bon.
Elle est alors retournée chercher son assiette et a mangé le sien.
Je suis officiellement devenue goûteuse en chef du groupe.
À table, je me retrouve avec Nadine ainsi que deux nouveaux participants.
Jean-Michel.
Et une dame particulièrement bavarde.
Très bavarde.
Excessivement bavarde.
D’une conversation à sens unique.
Pendant tout le repas, elle nous raconte sa vie, ses expériences, ses voyages, ses opinions…
Sans jamais poser la moindre question à ses interlocuteurs.
Jean-Michel, de son côté, semble déterminé à devenir l’ami de tout le monde avant la fin de la semaine.
Au milieu d’une conversation sans rapport, il nous annonce soudain qu’il pratique l’athlétisme à Saint-Étienne.
Je ne parviens toujours pas à comprendre comment cette information s’est retrouvée là.
À la sortie du restaurant, je rejoins immédiatement Patricia, Denis, Laetitia et Tony.
— Ne me laissez plus jamais seule.
Ils ont beaucoup ri.
Moi aussi.
Jean-Michel.
Et une dame particulièrement bavarde.
Très bavarde.
Excessivement bavarde.
D’une conversation à sens unique.
Pendant tout le repas, elle nous raconte sa vie, ses expériences, ses voyages, ses opinions…
Sans jamais poser la moindre question à ses interlocuteurs.
Jean-Michel, de son côté, semble déterminé à devenir l’ami de tout le monde avant la fin de la semaine.
Au milieu d’une conversation sans rapport, il nous annonce soudain qu’il pratique l’athlétisme à Saint-Étienne.
Je ne parviens toujours pas à comprendre comment cette information s’est retrouvée là.
À la sortie du restaurant, je rejoins immédiatement Patricia, Denis, Laetitia et Tony.
— Ne me laissez plus jamais seule.
Ils ont beaucoup ri.
Moi aussi.
Nous reprenons ensuite la route vers Québec.
Après plusieurs verres d’eau bus pendant le déjeuner, je suis contrainte d’utiliser les toilettes du car. Cette expédition me permet une découverte inattendue : au fond du véhicule se trouvent des sièges beaucoup plus spacieux.
Et surtout un couple qui semble extrêmement sympathique.
Je décide immédiatement que demain, j’irai explorer ce nouveau territoire.
-
En fin d’après-midi, nous arrivons enfin dans le Vieux-Québec.
Et là… Le coup de cœur.
Nous disposons d’environ deux heures de liberté.
Mes compagnons remarquent rapidement que j’ai préparé plusieurs points d’intérêt sur Google Maps. Ils me nomment officiellement guide du groupe. Je prends cette responsabilité très au sérieux.
Nous parcourons les rues pavées bordées de boutiques et de restaurants avant d’arriver devant l’impressionnant Château Frontenac.
Ancien hôtel de prestige construit par le Canadien Pacifique à la fin du XIXe siècle, il est aujourd’hui considéré comme l’hôtel le plus photographié au monde.
Et je comprends pourquoi.
Le bâtiment est absolument magnifique.
Nous longeons ensuite la terrasse Dufferin qui domine le fleuve Saint-Laurent avant de grimper jusqu’à la terrasse Pierre-Dugua-de-Mons.
Patricia apprécie un peu moins les escaliers que moi.
Et surtout un couple qui semble extrêmement sympathique.
Je décide immédiatement que demain, j’irai explorer ce nouveau territoire.
-
En fin d’après-midi, nous arrivons enfin dans le Vieux-Québec.
Et là… Le coup de cœur.
Nous disposons d’environ deux heures de liberté.
Mes compagnons remarquent rapidement que j’ai préparé plusieurs points d’intérêt sur Google Maps. Ils me nomment officiellement guide du groupe. Je prends cette responsabilité très au sérieux.
Nous parcourons les rues pavées bordées de boutiques et de restaurants avant d’arriver devant l’impressionnant Château Frontenac.
Ancien hôtel de prestige construit par le Canadien Pacifique à la fin du XIXe siècle, il est aujourd’hui considéré comme l’hôtel le plus photographié au monde.
Et je comprends pourquoi.
Le bâtiment est absolument magnifique.
Nous longeons ensuite la terrasse Dufferin qui domine le fleuve Saint-Laurent avant de grimper jusqu’à la terrasse Pierre-Dugua-de-Mons.
Patricia apprécie un peu moins les escaliers que moi.
Sur le chemin du retour, nous croisons Joe près d’un restaurant de poutine.
Nous nous installons avec lui.
Enfin… les autres s’installent.
Car je commence à souffrir d’un sérieux manque de légumes.
Je décide donc de me contenter de regarder les autres manger tout en pensant à la pomme qui m’attend héroïquement dans ma chambre depuis Toronto.
Jean-Michel décide alors de partager sa gigantesque portion avec moi.
Je goûte trois ou quatre frites.
Tony n’attend pas deux secondes pour conclure :
— Entre le café gratuit du Starbucks et la poutine offerte, tu as réussi à manger gratuitement toute la journée !
Sur ce point, difficile de lui donner tort.
-
L’hôtel de Québec est enfin à la hauteur de ce que j’imaginais en réservant ce voyage.
La chambre est grande. Moderne. Propre.
La douche est une véritable douche et non une baignoire reconvertie.
Je n’entends aucun bruit.
Je pourrais presque pleurer de bonheur.
Seul petit problème : il fait froid.
Très froid.
Et je ne parviens pas à comprendre comment régler la température.
Nous nous installons avec lui.
Enfin… les autres s’installent.
Car je commence à souffrir d’un sérieux manque de légumes.
Je décide donc de me contenter de regarder les autres manger tout en pensant à la pomme qui m’attend héroïquement dans ma chambre depuis Toronto.
Jean-Michel décide alors de partager sa gigantesque portion avec moi.
Je goûte trois ou quatre frites.
Tony n’attend pas deux secondes pour conclure :
— Entre le café gratuit du Starbucks et la poutine offerte, tu as réussi à manger gratuitement toute la journée !
Sur ce point, difficile de lui donner tort.
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L’hôtel de Québec est enfin à la hauteur de ce que j’imaginais en réservant ce voyage.
La chambre est grande. Moderne. Propre.
La douche est une véritable douche et non une baignoire reconvertie.
Je n’entends aucun bruit.
Je pourrais presque pleurer de bonheur.
Seul petit problème : il fait froid.
Très froid.
Et je ne parviens pas à comprendre comment régler la température.
Pourquoi les douches nord-américaines veulent-elles nous décaper ?
Une chose m’intrigue dans pratiquement tous les hôtels nord-américains : les robinets de douche.
On peut facilement régler la température de l’eau grâce à une seule poignée rotative.
En revanche, impossible de réduire le débit.
Résultat : on passe directement du statut de voyageuse à celui de voiture passant dans une station de lavage automatique.
Ce système est très répandu en Amérique du Nord car il est simple, robuste et répond à des normes de sécurité destinées à limiter les risques de brûlure.
Dans les habitations privées modernes, on trouve de plus en plus de mitigeurs ressemblant aux nôtres, mais dans les hôtels, les constructeurs continuent souvent à privilégier ces modèles éprouvés, faciles à entretenir et peu coûteux à remplacer.
Je comprends mieux la logique.
Mais cela ne change rien au fait que je me suis fait karchériser. Et sur cette note humide, il est temps d’aller dormir.
On peut facilement régler la température de l’eau grâce à une seule poignée rotative.
En revanche, impossible de réduire le débit.
Résultat : on passe directement du statut de voyageuse à celui de voiture passant dans une station de lavage automatique.
Ce système est très répandu en Amérique du Nord car il est simple, robuste et répond à des normes de sécurité destinées à limiter les risques de brûlure.
Dans les habitations privées modernes, on trouve de plus en plus de mitigeurs ressemblant aux nôtres, mais dans les hôtels, les constructeurs continuent souvent à privilégier ces modèles éprouvés, faciles à entretenir et peu coûteux à remplacer.
Je comprends mieux la logique.
Mais cela ne change rien au fait que je me suis fait karchériser. Et sur cette note humide, il est temps d’aller dormir.