Réveil à 5 h 45 😫🫠😵😴🤤

Une heure particulièrement douloureuse pour commencer des vacances. Cela dit, depuis plusieurs semaines, mes nuits sont ponctuées de réveils intempestifs, alors je ne peux pas dire que j’étais totalement sortie de mon rythme habituel.
Fred avait dormi avec moi. Après le concert, il était d’humeur particulièrement câline, mais de mon côté, le stress du départ occupait déjà toute la place dans ma tête.

Nous sommes arrivés à l’aéroport vers 7 h 25.
Mon voyage se fera avec une escale à Zurich avant de rejoindre Toronto. J’ai hâte d’arriver à destination. Une fois installée à l’hôtel et intégrée au groupe, toute la pression liée au travail et à ce voyage en solo devrait enfin retomber. Après cela, je serai prise en charge par l’organisation et je n’aurai plus rien à gérer - sauf la fermeture de ma valise !

Au moment de dire au revoir à Fred avant le contrôle de sûreté, j’ai eu un gros coup de blues. Il m’a prise dans ses bras et, pendant quelques secondes, j’ai ressenti toute la tristesse de notre séparation. C’est étrange parfois comme certaines histoires semblent évidentes alors qu’elles ne le sont plus. Dans la file du contrôle des bagages je sentais les larmes me monter aux yeux.

La météo canadienne ne s’annonce pas particulièrement estivale. J’ai donc glissé ma cape de pluie dans la valise. Pendant qu’au Luxembourg les prévisions annoncent plus de 34°C certains jours la semaine prochaine, les températures minimales prévues dans certaines régions que je vais visiter descendent jusqu’à 9°C à Percé.
Autant dire que j’ai prévu les polaires et le blouson de survie.

Escale à Zurich

Nous sommes arrivés en avance à Zurich, même si l’avion a dû patienter quelques minutes avant d’obtenir son emplacement au terminal.

Bonne surprise : aucun nouveau contrôle de sûreté n’était nécessaire pour les passagers en correspondance. Mauvaise surprise : j’avais volontairement abandonné la bouteille d’eau distribuée dans l’avion, persuadée qu’il faudrait la jeter avant le prochain embarquement 😒.
Paix à son âme.

Autre mystère technologique : alors que mon téléphone et ma montre étaient toujours en mode avion, une notification Uber est apparue pour me souhaiter la bienvenue à Zurich. Je ne comprends toujours pas comment c’est possible. 🤷🏻‍♀️

Après un rapide contrôle frontalier, je me suis dirigée vers ma porte d’embarquement. Grâce à mon passeport européen, j’ai pu utiliser les bornes automatiques. Quelques secondes ont suffi pour scanner mon passeport et poursuivre mon chemin.
À côté de moi, une file interminable de plusieurs centaines de mètres attendait devant les guichets réservés aux voyageurs ne disposant ni d’un passeport suisse ni d’un passeport de l’Union européenne.
Pour une fois, j’ai eu l’impression de profiter d’un privilège administratif. Une sorte de petite revanche sur les longues formalités d’entrée que l’on associe souvent aux États-Unis 😏.

Une autre surprise m’attendait : le vol pour Toronto avait été avancé de dix minutes.
Je n’avais encore jamais vu un avion décoller plus tôt que prévu.
Résultat : je n’aurai presque pas eu le temps de m’ennuyer à Zurich.

Le vol vers Toronto

J’étais installée côté couloir, ce qui était un excellent choix, et réservé sans frais supplémentaires !
Je me suis levée quatre ou cinq fois pendant le vol pour me dégourdir les jambes. Malgré cela, les huit heures m’ont semblé longues.

J’ai bien avancé dans ma lecture du roman Le Complexe de Pénélope.
J’ai également regardé The Black Phone avec Ethan Hawke, avant de piquer discrètement du nez pendant un moment.

Arrivée au Canada

À l’atterrissage, malgré toutes mes inquiétudes, les formalités se sont révélées étonnamment simples.
Comme tout le monde, j’ai suivi les panneaux vers le contrôle d’immigration. Avant de rencontrer un agent frontalier, il fallait répondre à quelques questions sur une borne automatique après avoir scanné son passeport. À la fin du questionnaire, la machine imprime un reçu.
Je me suis ensuite dirigée vers une nouvelle file comme tout le monde. C’est là qu’une agente chargée d’orienter les voyageurs vers les guichets m’a arrêtée. Elle m’a posé elle-même quelques questions puis m’a indiqué que je pouvais poursuivre directement « derrière elle ».
Sur le moment, je n’ai pas vraiment compris et j’ai continué vers les guichets.
Elle m’a rappelée immédiatement : « Non, non, vous pouvez vraiment partir ! » Direction la sortie !!!
En comptant l’attente avant les bornes, toute la procédure n’a pas pris plus de dix minutes.
J’ai ensuite rejoint la zone de récupération des bagages. Après une pause technique indispensable, je suis arrivée devant le tapis roulant… pour constater que ma valise faisait partie des dix premières déjà disponibles.
Décidément, tout allait beaucoup trop bien.

À la recherche du guide

C’est ensuite que les choses se sont légèrement compliquées.

J’étais arrivée au terminal 1 mais je devais retrouver le guide du circuit au terminal 3. Les consignes indiquaient de le rejoindre à la porte C située dans la zone des arrivées et de récupération des bagages.
Après avoir pris le train me menant au terminal 3, je me suis dirigée vers une porte C… mais dans la zone d’embarquement…

Un employé a immédiatement compris que quelque chose clochait. Entre ma grosse valise, mon air perdu et les instructions en français que je lui ai montrées, il a rapidement identifié mon erreur.

Je n’étais tout simplement pas au bon étage 🤪

Après avoir suivi ses indications, j’ai enfin trouvé mon guide canadien… qui parle un français très canadien !
J’étais visiblement la première participante à arriver. Lorsque je lui ai demandé combien nous serions pour ce pré-circuit, il m’a répondu : six.
Puis il m’a accompagnée jusqu’à la navette de l’hôtel.

Le fameux hôtel

L’hôtel est un Quality Inn situé à proximité de l’aéroport.
Comment dire…
Il est absolument épouvantable.

Au départ, on m’avait attribué une chambre au rez-de-chaussée. Après avoir retiré mes chaussures et marché quelques pas près du lit, j’ai senti quelque chose sous mon pied.
De la nourriture.

Et autour, plusieurs fourmis qui semblaient passer un excellent moment.
Je suis immédiatement retournée à la réception pour demander soit un nettoyage, soit une autre chambre.

On m’a finalement relogée à l’étage.
La nouvelle chambre est plus grande et, pour l’instant, exempte de toute colonie d’insectes connue.
La salle de bain est néanmoins étrange : le lavabo se trouve directement dans la chambre, tandis que les toilettes et la baignoire sont cachées dans une pièce séparée.
Mais le véritable chef-d’œuvre de cette chambre reste la vue.
Ma fenêtre donne directement sur les énormes installations de climatisation de l’hôtel. Résultat : un grondement continu résonne en permanence, même lorsque la fenêtre est fermée. J’ai presque l’impression d’être encore dans l’avion.

Je vais bénir les bouchons d’oreilles que j’ai eu la bonne idée d’emporter.

Pour le prix du voyage, je trouve franchement inadmissible de se retrouver dans un établissement aussi vieillissant. Les couloirs semblent figés dans les années 1980 et la moquette a probablement connu plusieurs générations de voyageurs.
Cerise sur le gâteau : il n’y a absolument rien à voir autour de l’hôtel, qui se trouve coincé entre les routes d’accès de l’aéroport.

J’avais choisi Kuoni en imaginant un certain standing. À Toronto, j’ai découvert que mes compagnons de voyage venaient de Fram, Air Transat ou Havas Voyages. Une fois arrivés au Canada, nous étions tous dans le même bus, avec le même guide et surtout dans le même hôtel aux fourmis. Comme quoi, les différences entre agences disparaissent parfois dès que l’on monte dans la navette de l’aéroport. 😅

Il est maintenant 18 h 30 à Toronto, soit déjà 0 h 30 au Luxembourg.
Mes yeux commencent sérieusement à piquer.
Je vais prendre une douche, enfiler mon pyjama et essayer de dormir.

Demain matin, rendez-vous à 8 heures dans le hall de l’hôtel.
L’aventure canadienne commence vraiment.